Premier chapitre de Valentine

Cher lecteur, plusieurs questions restent en suspens dans mon quotidien. Peut-être que, vous aussi, vous pourriez vous les poser et y répondre.
Ne vous est-il jamais arrivé de croiser un sans domicile fixe allongé sur le sol ? Et de vous mettre à sa place ? 

Ne vous est-il jamais arrivé de penser à ce qu’il fait ici dans la rue ? Et de vouloir connaître son passé ?

Je m’appelle Valentine, je suis née en 1984. Mes parents m’ont donné le prénom de mon arrière-grand-mère. D’ailleurs, je suis bien heureuse qu’elle ne se soit pas appelée Henriette… Ma sœur, quant à elle, n’a pas eu de chance. La pauvre, elle a hérité son prénom de notre grand-mère, Géraldine.

Je suis artiste-peintre et j’adore mon métier ! Je vais dans la nature pour immortaliser les lieux. Je n’y peux rien ! C’est ce que je sais faire de mieux !

Mon entourage, en dehors de ma famille, est composé de mes amies, Cléa et Laura, deux brunettes aux yeux noisette. Elles sont mes confidentes et ma joie de vivre. Avec elles, on ne s’ennuie jamais.

Chapitre 1 :

Ce soir, je suis au cinéma avec mes deux copines, Cléa et Laura, pour voir une comédie. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas passé de soirée ensemble, chacune à nos occupations. Cette fois, c’est rien que pour nous.

Nous sortons, encore en plein fou rire, grâce à toutes les scènes amusantes que l’on a vues.

Les filles, c’était génial. Vraiment merci d’être passées me chercher pour venir avec vous ! leur dis-je.

De rien, ma belle ! me répond Laura.

On remet ça quand tu veux ! me rétorque Cléa.

Pas de souci ! Avec plaisir, les filles ! Dès qu’on peut, promis !

Nous partons toutes les trois à pied. Bras dessus, bras dessous, en prenant toute la largeur du trottoir, nous remontons la rue pour rejoindre la voiture de Laura. C’est elle qui nous a amenées. Il fait très froid pour un mois de novembre. Nous sommes donc équipées de nos épais manteaux, ainsi que d’écharpes. Quand nous parlons, nous pouvons voir la vapeur sortir de notre bouche.

En direction du grand parking, de moins en moins de lampadaires éclairent notre chemin, il fait assez sombre maintenant. On se resserre donc mutuellement pour nous rassurer et faire disparaître notre peur.

Pour payer notre stationnement de ce soir, nous nous dirigeons vers le distributeur de tickets, un petit abri tout bâti de vitres, situé juste au coin de celui-ci. Nous nous avançons dessous.

Un homme est allongé par terre, enroulé dans une couverture noire. En nous voyant arriver, il se redresse d’un coup pour nous laisser le passage. J’essaye de ne pas trop le regarder. Nous sommes trois. Que peut-il nous faire ?

Le ticket sort enfin de l’ouverture, nous allons pouvoir partir. L’homme nous regarde. Je le vois du coin de mon œil, tout en restant méfiante. Mes copines n’en mènent pas large non plus. Laura attrape vite le papier, puis nous tournons les talons en direction de la voiture.

Soudain, derrière nous, des pas de plus en plus rapides se rapprochent. Nous nous retournons toutes les trois en même temps. L’homme qui se trouvait sous l’abri nous court après. Prises de panique, nous accélérons à notre tour, pour rejoindre au plus vite le véhicule de Laura. Elle peine à ouvrir sa voiture, tellement elle est apeurée.

Enfin, elle réussit à mettre sa clef dans la serrure, les portières se déverrouillent. Aussitôt, nous sautons à l’intérieur. Laura démarre, puis recule de son emplacement pour partir. Mais il est trop tard, l’homme est déjà à côté de nous, tapant contre la vitre en nous faisant signe d’ouvrir.

Laura est perturbée, les vitesses craquent à chacun de ses essais. Elle n’arrive plus à les passer pour avancer. Nous crions toutes les deux pour qu’elle se calme, afin de pouvoir enfin partir.

Il est toujours là, derrière cette vitre qu’il peut casser à tout moment. Il lève les mains et nous les montre. Il y a quelque chose dans l’une d’elles. Nous l’entendons crier, lui aussi. Il dit de ne pas avoir peur.

Laura perd encore plus son sang-froid. Il est là, à sa portière, bien qu’elle lui hurle de partir. Soudain, alors que l’on pensait qu’il avait abandonné l’idée de nous arrêter, il se place juste devant la voiture, nous faisant signe de regarder ce qu’il a dans la main.

Avec les phares, nous apercevons tout de suite ce qu’il tient. Le calme revient. Un silence où l’on se demande si le ridicule ne va pas nous tuer, toutes les trois…

C’est quoi ? On dirait un porte-monnaie… précisé-je.

C’est le mien ! avoue Laura.

J’avais quand même eu un doute, ou bien un espoir, de briser cette honte.

Comment ça se fait qu’il a ton porte-monnaie, Laura ? la questionne Cléa.

Je ne sais pas du tout. J’ai dû l’oublier sur le distributeur de tickets. Je ne vois que ça !

Elle entrouvre sa fenêtre à l’aide de la manivelle, laissant un maigre accès. L’homme vient à côté de celle-ci, se penchant pour permettre à sa voix d’entrer dans l’entrebâillement.

Excusez-moi de vous avoir fait si peur ! Vous avez oublié votre portefeuille sur la tablette, devant le distributeur !

Oh ! Non, ça va. Nous avons un peu paniqué, c’est vrai, mais vous nous avez couru après et nous nous sommes demandé pourquoi ! lui répond Laura, encore sous le choc.

Nous sommes vraiment désolées d’avoir réagi comme cela ! m’excusé-je pour nous trois.

Il n’y a pas de souci ! J’ai l’habitude que les gens se comportent comme ça avec moi. Je leur fais peur. Allez savoir pourquoi.

Il passe le portefeuille par la petite ouverture que Laura a laissée. Elle le récupère.

Merci beaucoup, monsieur ! lui dit-elle.

De rien ! Je vous en prie.

Nous le voyons repartir à présent en direction de l’abri, le moteur de la voiture ronronne. Laura regarde dans son portefeuille pour vérifier si rien ne lui manque et, à sa grande surprise, tout y est.

On devrait peut-être lui donner une pièce en guise de remerciement ? Si ça se trouve, tu ne l’aurais jamais retrouvé s’il ne te l’avait pas rapporté, leur dis-je.

Oui, je pense qu’il a mérité une pièce ! confirme Cléa.

Après la honte qu’on a eue, il va nous prendre pour des dingues ! Mais effectivement, vous avez raison !

Laura avance doucement jusqu’à l’abri, elle s’empare d’un billet de dix euros, puis ouvre sa portière pour lui donner en mains propres. Nous sortons aussi du véhicule pour le remercier de son geste.

Nous sommes devant lui. Il est assis et nous regarde toutes les trois. Laura lui remet l’argent et nous le félicitons. Il est heureux d’avoir pu nous aider et, nous aussi, nous sommes surtout contentes de pouvoir lui donner un billet pour qu’il puisse manger. Puis, nous remontons dans la voiture. Il nous regarde partir.

Nous avons eu beaucoup d’émotions ce soir. Elles me déposent devant chez moi. Je descends et nous nous séparons. Je passe par le petit portail qui donne dans la cour. Elles sont déjà loin et je ne vois presque plus les phares. Je prends mes clefs pour rentrer chez moi, ouvre et referme derrière moi. J’allume le couloir, pour aller dans le salon où il fait très froid. Ma maison est une vieille bâtisse construite de pierres et, dès que la cheminée s’éteint, les températures basses règnent dans celle-ci.

N’ayant plus aucun morceau de bois à proximité, je pars en chercher dans le garage et rapporte quelques bûches pour rallumer un petit feu. La cheminée répand enfin sa tiédeur, je m’installe devant. J’ai les mains glacées par le froid, je n’aimerais pas être à l’extérieur par ce temps !

Je repense à cet homme qui vit dehors. Le pauvre, ça ne doit pas être facile tous les jours.

Après que la chaleur a envahi la maison, je pars me prendre un bon bain chaud. J’éteins toutes les lumières, avant de filer dans la salle d’eau qui se trouve à côté de ma chambre.

Après avoir bien profité de cette détente, je décide d’aller me coucher. Il se fait tard maintenant. Demain, j’aimerais partir de bonne heure, pour peindre des paysages dans la ville.

Je m’endors paisiblement dans mon lit douillet, pourvu d’une grosse couette.

Mon réveil sonne à huit heures, j’ouvre les yeux, je ne me suis pas assez reposée. Je me sens très fatiguée, mais je suis motivée. Ma passion compte plus que tout. Je me lève et me prépare. Aujourd’hui, il faut que je m’habille chaudement. Je mets un pull en laine par-dessus mon haut aux manches longues, puis un pantalon en jean. Dans la cuisine, je fais chauffer du lait dans le four à micro-ondes, me tartine des biscottes avec du beurre. Lorsque le bol est chaud, je le sors pour y mettre du chocolat. Je m’assois enfin pour manger. J’ai une faim de loup ce matin et apprécie ce petit-déjeuner. Je vais pouvoir affronter le froid, avec le ventre plein.

Ensuite, je me dirige vers mon atelier, il se trouve juste à côté de la salle à manger. J’y ai installé tous mes outils de travail, ainsi que mes peintures. J’aime venir dans cette pièce, c’est mon univers, un endroit qui me fait du bien. Mon rêve serait de pouvoir exposer mes œuvres. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à le réaliser.

J’ai rassemblé, dans mon sac à dos, tout ce qu’il me faut pour aller dessiner. Je mets un blouson, un bonnet, une écharpe autour de mon cou et prends aussi mon petit tabouret, ainsi que mon chevalet que j’installe dans ma voiture.

Le pare-brise de mon véhicule est tout gelé, j’actionne le chauffage pour faire fondre la glace. Elle disparaît doucement, ainsi je commence à voir devant moi.

Je pars à présent en direction de la ville, je ne suis qu’à quelques minutes de celle-ci. Je trouve une place libre, pour stationner. Je descends de la voiture avec mon porte-monnaie dans les mains pour payer le parcmètre et mets mon ticket à l’avant de celle-ci. J’ai trois heures devant moi.

Munie de toutes mes affaires, je ferme mon véhicule, puis me dirige dans un grand parc. Aujourd’hui, c’est ici que je vais me poser pour réaliser ma peinture.

J’arrive au beau milieu de ce jardin et décide de me mettre devant la belle fontaine, faite entièrement de pierres. Dommage qu’elle soit hors fonction l’hiver. En haut de celle-ci, je m’imagine l’eau jaillir et retomber dans le petit bassin, puis dans le plus grand pour finir dans celui qui se trouve tout en bas. Derrière, de magnifiques arbres en fleurs et quelques œillets plantés sur un parterre. Ce mélange de couleurs me fait sourire. Je peux immortaliser cet instant. J’ai hâte de commencer et pose tout ce que j’ai sur le sol, installe mon chevalet selon l’angle que je souhaite, puis sors ma toile blanche que j’installe dessus. Mes peintures et mes crayons en main, mon tabouret juste devant celui-ci, je m’assois.

J’admire cette vue un instant et commence par faire un plan au crayon à papier, puis prépare les couleurs que je vais utiliser pour enfin donner forme à cet endroit magique.

Alors que je suis en train de réaliser les finitions, un homme s’approche, juste devant mon champ de vision, puis se plante à côté de moi en regardant mon tableau. Je lève la tête vers lui. Il est habillé d’un vieux jean et d’un blouson tout décousu. Ses mains sont dans ses poches. Je regarde à présent sa figure. Il est brun, des longs cheveux en bataille, des yeux noisette et une barbe qu’il n’a pas rasée depuis des mois, ses lèvres sont bleutées. Je le vois trembloter.

Il doit avoir au moins une trentaine d’années selon mon estimation, difficile de juger… Alors que je le fixe encore du regard, cherchant un indice qui pourrait m’aider sur son âge, il pose les yeux sur moi. Je ressens, à cet instant, une sorte de honte de l’avoir dévisagé ainsi. Aussitôt, ma tête se baisse et se tourne vers mon œuvre. Gênée par son regard sur moi, j’essaye de me concentrer sur mon objectif. Mes mains commencent à trembler, pas de froid, mais d’angoisse.

Ne vous en faites pas, je ne veux pas vous ennuyer. Je regarde juste ce que vous êtes en train de faire ! me dit-il.

Pas de soucis, lui réponds-je, sans lever les yeux.

Vous avez beaucoup de talent, c’est magnifique !

Merci beaucoup !

Vous venez souvent, par ce froid, faire vos tableaux ? me demande-t-il.

Oui, je vais un peu partout, qu’il gèle ou pas !

Vous êtes courageuse !

C’est ma passion de faire les tableaux et, pour cela, je suis obligée de le faire malgré le temps. Il y a de magnifiques paysages, selon les saisons.

Oui, je comprends ! Tout est joli, quand on ne sait pas vraiment ce que c’est que de dormir dehors, quelles que soient les températures.

Oh ! Désolée, je ne voulais pas vous offenser ! lui dis-je en le regardant.

Ne vous inquiétez pas ! J’ai survécu à bien pire que cela !

Je me baisse pour prendre, dans mon sac, un peu de monnaie afin de lui en donner et, en me retournant vers lui, je remarque qu’il n’est plus à côté de moi. Je me lève de mon tabouret en regardant tout autour et le vois au loin. Il marche en direction de la sortie du parc. Je le suis en courant.

Attendez !

Il s’arrête, se tourne dans ma direction et patiente le temps que je le rejoigne. Je lui tends les pièces qui sont au creux de ma main.

Tenez, c’est pour vous ! lui dis-je.

Pourquoi ?

C’est pour vous ! Je vous les donne, vous n’aurez qu’à aller vous acheter à manger !

Je ne veux pas de votre pitié. Si je ne m’étais pas approché de vous, vous ne seriez jamais venue vers moi !

Mais non ! Je vous assure que je vous aurais donné quelques pièces !

C’est vous, hier soir, qui êtes passée à côté de moi, avec vos copines. Vous m’avez ignoré et, si je ne vous avais pas rapporté le porte-monnaie, jamais vous ne m’auriez donné un centime.

Je suis stupéfaite par ses paroles. Mais c’est bien la réalité, malheureusement. Je ne l’avais même pas reconnu, même pas regardé. Nous l’avions ignoré, tout simplement.

Il se retourne dans la direction qu’il avait prise, me laissant bouche bée avec ma main encore tendue. À l’intérieur, l’argent que je voulais lui offrir. J’insère les pièces dans ma poche, reviens sur mes pas pour ranger mes affaires, puis pars vers ma voiture, en le cherchant sur mon chemin, mais personne ne correspond à son image.

J’ai quand même honte de tout ce que cet homme m’a fait remarquer. Je ne fais pas attention à ce qui m’entoure. Deviendrais-je égoïste ? Moi qui ai toujours voulu être proche de ce qu’il se passe dans ce monde ?

À peine rentrée, la porte fermée à clef, je pars directement dans mon atelier pour nettoyer et ranger mon matériel, ainsi que la toile que j’ai réalisée, pour la faire sécher. Je la dépose à côté des autres. Je les regarde toutes. Elles me semblent ignobles. Juste des morceaux de nature. Des endroits magnifiques, certes, mais c’est juste ce qui paraît être un monde merveilleux. Ce n’est pas vraiment la réalité.

Je sors de cette pièce où tout n’est que mensonge, pour aller dans ma cuisine afin de préparer le repas. J’attrape une barquette de lasagnes que j’enfourne. En attendant qu’elle cuise, je passe dans le salon pour écouter mon répondeur. J’ai deux messages. Le premier est de mes parents qui souhaitent que l’on mange ensemble ce soir et, l’autre, de Cléa qui me demande si je me suis bien remise de notre frayeur de la veille.

Je décide de donner une réponse positive pour le repas. Je prends mon téléphone et compose le numéro. Je tombe sur mon père. J’accepte de les rejoindre chez eux pour dix-neuf heures. Ma sœur sera présente avec son mari. J’appréhende déjà celui-ci… Aussitôt que j’ai raccroché, j’appelle ma copine, Cléa. Nous pouvons parfois rester des heures à nous raconter nos journées. Nous échangeons et rigolons de notre escapade de la veille au soir, puis, au bout d’une vingtaine de minutes, une odeur de brûlé me percute les narines. « Mince, mon plat ». Je m’excuse auprès d’elle et raccroche rapidement, puis cours dans la cuisine, pour en sortir la barquette qui est toute noire sur le dessus. Je la dépose sur la table et l’observe. Dire que certains n’ont rien à manger. Ils seraient bien heureux d’avoir cela. Alors que moi, j’en suis dégoûtée. Je le laisse, puis attrape un fruit dans la corbeille, le rince et le croque. Je ne mangerai que cela ce midi.

Il est quatorze heures, j’ai flâné devant la télévision. Je me lève du canapé et me rends dans mon atelier. Je dois trouver quelqu’un qui accepterait d’exposer mes œuvres. Je n’arrive pas à les vendre, ou très peu, sur mon blog.

Je pense à une association pour les présenter avec d’autres artistes et, peut-être, participer à un marché aux peintres.

Je recherche des informations sur plusieurs sites. Au bout de quelques minutes, j’en repère une qui me correspondrait bien. Je remplis le formulaire de présentation, ainsi que celui sur la nature de mes tableaux. Ayant terminé de répondre au questionnaire, je clique enfin sur « Envoyer ». Il n’y a plus qu’à attendre un retour de leur part. Je prie pour que ça marche.

Il est déjà seize heures. Je file dans la salle de bains, me déshabille et me douche. J’en ressors, une demi-heure plus tard, vêtue de mon peignoir, puis pars dans ma chambre pour me chercher des vêtements pour le dîner de ce soir. Il faut que je sois présentable.

Je me suis mise en jupe et veste de tailleur rouge avec une chemisette blanche. J’ai sorti ma parure de bijoux : un collier en or, assorti avec des boucles d’oreille qui descendent en petites chaînes. Je me regarde à présent dans le miroir, brosse mes longs cheveux noirs et bouclés pour les étirer en un beau chignon, puis prends mon mascara pour m’en mettre sur les cils. Ensuite, un peu de fard à paupières bleu, du fard à joues et un petit peu de rouge à lèvres pour finir. Je suis prête, comme déguisée, pour plaire à mes parents. Enfin, surtout à mon père qui est un homme exigeant.

J’enfile mon blouson, un béret, une écharpe, des gants rouges et mets des chaussures à talons que je ne sors que pour aller chez eux. Je suis parfaite. Il me faut juste aller à la pâtisserie pour chercher les chocolats qu’ils aiment tant afin d’égayer leur table.

Arrivée en ville, je me gare et entre dans la boutique. Une dame derrière son comptoir me regarde. Je vois aussitôt ce que je désire, elle vient à moi pour me servir.

Ce sachet m’aura coûté une petite fortune.

Je retourne à ma voiture et aperçois, sur le même trottoir que moi, l’homme de ce matin, assis devant un magasin où il fait la manche. S’il me reconnaît, habillée comme cela, il risque bien de confirmer ses premières impressions sur moi. Je me dépêche donc de remonter dans mon véhicule, puis sors de la ville pour rejoindre l’autoroute qui mène, après quelques kilomètres, chez mes parents.20227313_298385183962076_2104828181_n

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Auteur : jocelynetribot

Jocelyne Tribot est un écrivain français. Elle est née le 24 février 1981 en Haute-Vienne. Elle aime écrire depuis son adolescence et a commencé à publier ses écrits en 2014, des nouvelles et des romans en tout genre. Elle aime faire passer beaucoup d'émotions aux lecteurs. Mon combat est son premier livre puis Valentine son deuxième, Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles et enfin Maman d'enfants aux pieds bots.

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