Premier chapitre de Mon combat

chapitre 1 : L’hôpital

Je viens de me réveiller, mes paupières sont lourdes, j’ai du mal à les lever. Je me force, mais je ne vois que du brouillard. Après quelques minutes, ma vue revient peu à peu, j’aperçois un plafond et des murs blancs. Je relève un peu la tête pour regarder autour de moi : il y a une porte sur ma gauche et, à l’opposé, une grande fenêtre sans rideaux, par laquelle j’aperçois plein de petites lumières en contrebas. Ce sont les lampadaires qui illuminent la ville. Une ville que je ne connais pas. Le soleil se lève tout doucement et sa lumière reflète dans la pièce. J’entends la porte s’ouvrir puis une voix inconnue me dire « bonjour », mon regard reste fixé sur ce qui se passe dehors. Un bruit de pas se rapproche de plus en plus, jusqu’à ce que la personne soit face à moi. Un visage, celui d’une dame qui me sourit, voilà ce que j’ai à présent devant mes yeux. Elle me parle, ses lèvres bougent doucement, mais j’ai du mal à distinguer ce qu’elle peut me dire. Mon regard est vaste, alors elle prend mes joues entre ses mains et m’enlace dans ses bras. Pourquoi faitelle cela ? J’ignore qui elle peut être, mais je me laisse faire. Soudain, plusieurs personnes entrent dans la pièce, elles discutent tellement fort que j’en ai mal aux oreilles, j’aimerais leur dire de partir, mais je n’arrive pas à sortir un son de ma bouche. Au bout d’un moment, le silence se fait de nouveau, tout le monde est parti sans que je m’en aperçoive pendant que j’avais les paupières fermées. Je regarde à nouveau autour de moi, l’inconnue est toujours là, assise à mes côtés. Je remarque que je suis allongée dans un lit, entourée d’oreillers et de barrières. Je n’arrive pas à bouger mes pieds et mes mains sont trop lourdes. Mon corps est comme immobilisé. Pourquoi suis-je ici ? Que m’est-il arrivé ? De nombreuses questions se bousculent dans ma tête.

― Je suis là Abby, me dit-elle. Ne t’inquiète pas, tout ira bien maintenant ma puce. On prend soin de toi, ici. Les médecins m’ont dit pour ton amnésie, mais je vais t’aider.

Mon amnésie ? C’est quoi cette histoire ? Abby… serait-ce mon prénom ? Mais qui peut-elle être ? Je me tourne vers elle maintenant et la dévisage : elle a de beaux yeux noisette, de longs cheveux châtains, une peau lisse et un maquillage discret. Sa bouche est colorée d’un rose pâle. Elle est tout simplement belle. Elle s’approche un peu plus de moi et reprend la conversation.

― Tu dois te demander qui je suis ? Je suis une de tes confidentes et amies, j’espère que tu vas te souvenir des bons moments que l’on a vécus ensemble. J’aimerais tant que tu te rétablisses très vite pour que l’on puisse continuer ensemble ce que l’on a commencé.

Le coma ? Nous sommes amies ? Je me sens perdue, je ne connais pas cette « amie », et pourquoi étais-je dans le coma ? Ma respiration s’accélère, je perds mon sang-froid, je ne me contrôle plus. Une femme en blanc arrive en courant vers moi et en un instant, je sens une petite douleur sur ma peau et tout de suite une sensation de bien-être. Je cligne des yeux, j’aperçois ma confidente sortir de la pièce, je commence à m’assoupir, j’ai envie de dormir.

J’ouvre les yeux. Un homme brun aux yeux verts se trouve à mes côtés et me regarde. Je le trouve très élégant. Il est habillé d’un costume assez chic et me fait un sourire attendrissant. J’ai dû dormir longtemps, la nuit tombe dehors.

― Bonjour ma chérie, je suis très heureux que tu sois sortie de ton sommeil profond, je suis venu tous les jours te voir. Tout en espérant que tu allais te réveiller, devant moi, en m’entendant.

Il m’enlace, je sens couler ses larmes sur mes joues, sa respiration est coupée. Il met sa bouche contre mon oreille.

― Je t’aime tellement, j’ai eu peur de te perdre, je n’aurais jamais dû te laisser partir loin de moi !

Alors qu’il recule sa tête de la mienne, j’essaye de bouger mes lèvres pour en sortir un son.

― Qu’est… qu’est-ce… qui… s’est passé ? Qui êtes-vous ?

― Je suis ton mari ! Tu as eu un accident et nous t’avons retrouvée dans ta voiture, qui était suspendue dans un ravin. Tu étais inconsciente, tu as eu beaucoup de chance, c’est un arbre qui l’a retenue.

― Mon mari ? Je ne me rappelle pas…

― Oui, je sais, ne t’inquiète pas, ma chérie, les médecins m’ont dit que tu devrais retrouver la mémoire au fur et à mesure. Cela peut prendre un peu de temps, mais ça reviendra.

― Où sont mes parents ?

― Tes parents, tu te souviens d’eux ?

― Oui, où sont-ils ? Je veux les voir.

― Tu ne peux pas, malheureusement, ils ont eu un accident, il y a un an et demi, ils ont perdu la vie.

― Non ! Ce n’est pas possible.

― Si je t’assure, je suis désolé de te l’apprendre de cette façon.

Je n’en crois pas mes oreilles, comment pouvais-je oublier un tel drame ! Pourquoi je me souviens de mes parents et pas de mon mari ? Je n’ose lui demander son prénom par peur de lui faire de la peine, mais j’ai quand même une chose à lui dire.

― Mon amie est venue…

― Ah, tu parles de Manon. Elle m’a téléphoné tout à l’heure. Elle m’a dit que tu étais sortie du coma, j’étais tellement heureux ! D’ailleurs, je t’ai amené quelques photos, je pense que tu seras contente de pouvoir les voir, je t’ai même apporté le cadre où nous sommes tous les deux le jour de notre mariage, je te le pose sur ta table de nuit.

Il dépose le cadre juste en face de moi pour que je puisse le voir de mon lit, puis sort un album de son sac à dos et l’ouvre à la première page. Il me présente les photos une à une en m’expliquant tout en détail sur la journée de notre mariage. J’y découvre enfin mon visage à côté du sien. Mes cheveux longs et blonds, mes yeux bleus et mon sourire, je devine que nous étions si heureux et amoureux, cette vie semble parfaite, mais je n’ai aucun moment de cette vie qui me revient en mémoire. Après tout ce bonheur exposé sous mes yeux, il me fait un baiser tendre et sincère.

― Tu sais ma chérie, ça fait deux ans que nous sommes mariés.

― Tant que ça ? Et ça fait combien de temps que l’on se connaît ?

― Nous nous sommes rencontrés un an avant que je te demande en mariage.

― Tu peux me raconter notre rencontre ?

― J’étais avec mes copains dans une boîte de nuit, tu es venue vers moi pour m’inviter à danser. Nous avons dansé toute la soirée ensemble, et avant de rentrer chacun de notre côté, tu m’as donné ton numéro de téléphone pour que l’on se voie. Du coup, je t’ai appelée le lendemain et nous avons été nous promener, nous sommes sortis ensemble, on ne s’est plus quittés depuis.

― Moi, je t’ai invité à danser ?

― Oui, me répond-il tout sourire.

Il me raconte aussi de petites anecdotes que nous avons vécues ensemble, dans l’espoir que quelque chose me revienne. Comment ai-je pu oublier ces moments-là ? Il regarde sa montre puis lève la tête vers moi, d’un air triste, et me dit :

― Je vais te laisser te reposer, je reviendrai demain et, si les docteurs sont d’accord, nous irons nous promener un peu dans le petit jardin qui se trouve en bas de l’hôpital. J’ai hâte d’y être pour te retrouver. Bonsoir ma chérie. Je le regarde partir, il me fait un signe de la main pour me dire au revoir, avant de passer la porte. Je suis déjà impatiente d’être à demain. Je me sens bien avec lui ! Je me rendors paisiblement.

Le jour se lève de nouveau, les infirmières passent dans ma chambre pour me préparer. Aujourd’hui, elles me mettent debout pour aller m’asseoir dans le fauteuil qui est à côté de mon lit, j’ai du mal à bouger les jambes ! Une fois installée, elles m’apportent un plateau avec un bol rempli de café et des tartines beurrées, je peine à les porter à ma bouche, mais je me débrouille pas mal quand même. Une femme est restée à côté de moi pour m’aider et me félicite de mes progrès. J’entends frapper à ma porte puis celle-ci s’ouvre, j’aperçois mon mari rentrer, la main derrière le dos, avec un sourire magnifique. Il avance vers moi, et d’un coup me tend un gros bouquet de fleurs. Je lui souris.

― Tiens ma chérie, c’est pour toi.

― Merci, c’est vraiment gentil.

― Je te le mets juste à côté de toi.

― D’accord.

Les fleurs sentent très bon, elles embaument toute la chambre. Il prend le vase qui est posé sur le chevet, juste derrière le cadre qu’il m’a amené, pour le remplir d’eau et y déposer le bouquet.

― Bon, j’ai une bonne nouvelle, je vais pouvoir t’emmener dans le jardin. Je vois que tu es prête, nous allons prendre le fauteuil roulant, je vais t’aider à t’y installer.

― Oh, mais je ne peux pas marcher…

― Ne t’inquiète pas, on va y arriver, fais-moi confiance, je ne vais pas te lâcher.

Il me prend dans ses bras, je sens ses muscles se raidir, j’ai l’impression qu’il ne force même pas, puis me dépose sur le fauteuil-roulant, installe les cales pieds et me pousse pour passer enfin la porte. Nous voilà partis dans le couloir rempli de lumières, il y a des portes tout le long, d’ici on peut presque entendre tous les malades qui se plaignent. Nous arrivons devant un ascenseur, mon mari l’appelle. Le voilà arrivé à notre étage, les portes s’ouvrent et nous entrons à l’intérieur, il appuie sur le bouton du rez-de-chaussée. La descente est rapide, les portes s’ouvrent et nous en sortons, nous sommes dans un grand hall tout vitré. Nous continuons notre chemin devant des portes automatiques, elles aussi vitrées. Nous sortons. Nous sommes sur le trottoir, devant un parking rempli de voitures, il tourne sur la droite après un muret en pierre et avance à grands pas. J’aperçois enfin le jardin tant attendu. Nous passons entre deux grands sapins ; il y a plein de jolies fleurs entremêlées dans des arches un peu partout autour de nous et des arbres fleuris. Nous empruntons le petit chemin en terre qui le traverse. Nous nous arrêtons un peu plus loin, il me gare et s’assoit sur un banc en pierre blanche qui se trouve devant une petite mare où l’on peut voir au travers des poissons rouges ainsi que de petites grenouilles posées sur des rochers. Ce mélange de couleurs nous donne le sourire, il me prend par la main et me regarde tendrement.

― Alors, ça te plaît ?

― Oui, c’est vraiment magnifique, merci de m’avoir amenée ici.

― Tu sais que nous allions souvent nous promener pour découvrir de jolis endroits comme celui-ci et que nous prenions plein de photos de ces merveilles ?

― Non, je ne sais plus… je ne sais même pas comment tu t’appelles, dis-je tristement.

― Clément, je suis Clément. Je suis sûr que ça va te revenir et Manon pourra t’amener comme avant avec elle, vous alliez souvent photographier toutes les sortes de fleurs même les plus rares.

― Elle ne vient pas aujourd’hui, Manon ?

― Non, elle passera demain, je pense. Elle m’a dit qu’elle avait beaucoup de choses à faire aujourd’hui.

― Dommage, j’aurais bien voulu la voir.

Nous passons une bonne partie de la matinée à écouter les chants des oiseaux et sentir les bonnes odeurs se mêler. Nous nous sommes même presque assoupis quand soudain, les cloches de l’église sonnent midi.

― Ah zut ! Il faut vite y aller, j’avais promis de te ramener avant le repas.

Il se dépêche et nous remontons très vite dans ma chambre, où le repas m’attend déjà sur ma tablette. Je m’installe devant, quand un monsieur en blouse blanche entre.

― Bonjour Abby, je suis le kinésithérapeute, monsieur Mavano, qui vais vous suivre tout au long de votre hospitalisation, pour vous aider à retrouver votre autonomie. Normalement ça doit revenir en un rien de temps, seulement il faut bien que vous fassiez vos exercices et même toute seule quand vous êtes dans votre lit. Je passe vous chercher juste après votre repas. Allez bon appétit ! Á tout à l’heure.

― Pas de problème, à tout à l’heure.

J’avale mon repas avec difficulté. J’en ai à peine mangé la moitié, que le kiné est de retour, pour m’emmener dans la salle de rééducation. Après la séance, je me sens légère, mais très fatiguée, du coup Clément me couche sur mon lit et s’assoit à côté de moi, il me tient la main et me parle doucement. Je m’endors très vite. À mon réveil, c’est déjà presque la nuit, Clément est parti, mais je vois Manon avec moi dans la pièce.
― Clément m’a dit que tu ne viendrais pas aujourd’hui, tu as pu te libérer pour venir me voir ?

― Je suis venue t’amener l’appareil photo, tu en auras peut-être besoin.

― Oh oui, j’ai vu de belles fleurs dans le jardin juste en bas de l’hôpital, tu devrais voir ça et venir avec nous.

― Désolée, il faut que j’y aille, je reviendrai bientôt pour voir ce que tu as pris comme photos.

― Tu t’en vas déjà ? Attends, reste un peu s’il te plaît !

Elle passe la porte avant que je puisse finir ma phrase. Les infirmières rentrent un peu plus tard pour me servir mon souper, aussitôt dévoré. Je me rendors paisiblement, en repensant à cette journée pleine d’émotions.

Le lendemain matin, tout est calme, je n’ai eu aucune visite. Je passe donc mon temps à m’imaginer avec mon mari, nous baladant dans des jardins, main dans la main, lui prenant soin de moi. Dans l’après-midi, je vois une femme que je ne connais pas entrer dans ma chambre, elle me fait une bise et s’assoit juste à côté de moi puis me regarde en souriant. Elle a des cheveux courts et bruns et des yeux vert foncé sur un visage très fin.

― Bonjour Abby, comment vas-tu ?

― Bonjour, ça va merci. Qui êtes-vous ?

― Je suis Manon. Tu ne me reconnais pas ?

― Vous ne pouvez pas être Manon, j’ai déjà vu Manon et ce n’est pas vous !

― Je t’assure que si. Je suis passée te voir avant-hier, mais tu dormais.

― Ce n’est pas possible ! Si vous êtes Manon alors qui est la femme que j’ai vue avant-hier et hier ?

― Je ne sais pas, peut-être une infirmière ?

Elle avance pour me prendre la main, mais je recule violemment la mienne. Mon cœur s’emballe.

― Non, elle me connaît dans ma vie personnelle, nous sommes amies. Prouvez-moi donc que je me trompe !

― Il y a Clément qui va arriver, il te le confirmera.

D’un coup, je ne lui adresse plus la parole, et je détourne la tête. Je ne la crois pas, elle se fait passer pour mon amie et profite de mon amnésie, j’en suis sûre. Mais comment connaît-elle Clément ? La porte s’ouvre, voilà Clément qui arrive avec un gros sourire dans ma direction.
― Clément, cette femme se fait passer pour Manon, fais la partir s’il te plaît.

― Mais Abby, c’est bien Manon.

― Ce n’est pas possible, elle n’est pas comme ça ! Sinon dis-moi qui était la dame qui est venue me voir alors ? Même qu’elle était présente quand les médecins sont venus me rendre visite avant-hier.

― Je ne sais pas, mais je t’assure que c’est bien elle. Je vais aller me renseigner, peut-être me diront-ils qui c’était.

Il part dans le couloir en refermant la porte derrière lui.

― Tu vois, je te l’avais dit.

― Désolée, je ne me souviens de rien, je ne pouvais pas savoir !

― Oui, ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas, me dit-elle à voix basse.

Clément revient avec un médecin. C’est celui qui était venu me voir accompagné de toute son équipe.

― Votre mari m’a expliqué que vous aviez vu une dame dans votre chambre quand nous sommes passés mardi. Mais je vous assure qu’il n’y avait personne, madame, vous n’avez eu aucune autre visite, à part celle de votre mari et votre amie ici présente.

― Mais si, je l’ai vue. Elle est même venue hier soir m’amener mon appareil photo, regardez, là, sur le chevet. Je me tourne en pointant du doigt pour montrer l’objet, mais aucun appareil n’y est posé.

― Je ne comprends pas, pourtant, j’ai bien vu cette femme poser cet appareil ici. Elle m’a même dit qu’elle reviendrait pour voir les photos que j’aurais faites.

― Écoutez madame, tout cela n’existe pas. Il se peut que votre cerveau s’imagine des choses et mélange ce qui est réel et imaginaire, vous pouvez aussi avoir des flashs sur votre passé, cela peut arriver. Ce que je vous propose, c’est de voir notre psychologue pour vous aider à comprendre.

― Je veux bien que vous aidiez ma femme.

― Je lui en parle, il passera vous voir au plus vite.

― Pas de problème, lui dis-je.

Alors, ce serait mon cerveau qui me joue des tours ? Mais comment ai-je pu croire à cela, alors ? Même quand elle m’a touchée, ses mains étaient si réelles pour moi ! Serait-ce peut-être une femme que j’ai rencontrée dans le passé ? J’espère au plus profond de moi la revoir pour percer le mystère.
Les jours passent, identiques, entre les visites de Manon et celles de Clément, les séances de kiné et les rendez-vous avec la psy. Je réapprends à connaître mon mari et mon amie. Je sais à présent me déplacer en me tenant à une barre et grâce aux photos que Clément m’apporte, je réussis à reconnaître mon entourage. D’ailleurs, j’ai même un grand frère qui s’appelle Johan. Depuis ces quelques jours passés, je n’ai pas eu de réapparition de cette femme, par ailleurs, aucune photo dans mes albums ne correspond à son visage.

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Auteur : jocelynetribot

Jocelyne Tribot est un écrivain français. Elle est née le 24 février 1981 en Haute-Vienne. Elle aime écrire depuis son adolescence et a commencé à publier ses écrits en 2014, des nouvelles et des romans en tout genre. Elle aime faire passer beaucoup d'émotions aux lecteurs. Mon combat est son premier livre puis Valentine son deuxième, Océan d'amour océan de la peur et autres nouvelles et enfin Maman d'enfants aux pieds bots.

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